S’il y a un début à cette histoire, il se pourrait qu’il se situe sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, par la route du Nord plus exactement.

Après une riche et inspirante saison au café des jardiniers, dans le merveilleux jardin des Méditerranées du Domaine du Rayol, au coté du chef Christophe Pinel qui deviendra un ami, Pierre-André a ressenti le besoin de faire le point. Cela faisait déjà quelques années qu’il s’était reconverti au métier de cuisinier et il était temps de penser à l’étape d’après.

Et quoi de mieux pour penser que de marcher? (rester immobile peut-être mais c’est encore plus dur!). La marche a cet effet efficace, pour peu qu’elle soit pratiquée dans un relatif silence et dans des endroits agréables, de pouvoir mettre en route l’esprit. En particulier, si cette marche se continue sur plusieurs jours, voire quelques semaines, elle alors devient un outil très puissant pour réfléchir aux choses.

Et en Europe, s’il y a bien un chemin qui permet de marcher tout en réfléchissant (sans non plus se ruiner), c’est bien celui qui mène à St-Jacques de Compostelle.

C’est ainsi que Pierre-André se mit donc en route sur son chemin, un 8 décembre 2012 depuis Irun au pays Basque pour un périple qui durera finalement presque 4 mois et demi et l’amènera également à parcourir le Portugal du Nord au Sud ainsi qu’une partie de l’Andalousie, au grès des rencontres et des expériences culinaires.

Alors que produire et se nourrir localement semble déjà une évidence, quant est-il des énergies que l’on utilise pour cuisiner? Serait-il possible de produire localement l’énergie nécessaire pour cuire les aliments, pour les réfrigérer, sous quelle forme, avec quel impact?

L’idée d’un restaurant qui fonctionnerait avec les énergies disponibles localement avait déjà germé dans l’esprit de Pierre-André mais c’est cette marche qui lui a donné corps et a motivé Pierre-André à tenter cette aventure qui est devenu le projet de restaurant solaire Le Présage.

Le soleil est une ressource largement distribué à Marseille et c’est tout naturellement que Pierre-André, originaire de cette ville, s’intéressa aux possibilités offertes par la cuisine solaire. Après des rencontres, des tests, il se rend compte qu’il n’existe pas encore de solutions équivalente à un fourneau de cuisine professionnel… y’a plus qu’à!